Mais justement, comme le matin il n'y avait personne à part Bruno, Kévin et moi, j'ai pu me rattraper de la veille car je n'avais posé aucune question.
Bruno m'expliqua donc la rivalité qu'il pouvait y avoir entre magazines concurrents et entre rédacteurs. Il m'expliqua que, bien évidemment, chaque magazine cible une tranche d'âge particulière. Par exemple, JV, lui, va plutôt s'orienter vers un public un peu plus âgé que la moyenne (vers 25-35 ans) alors que JeuxVidéoMagazine.com va viser un public plus jeune (16-18 ans, voire moins). Cela va se traduire par plusieurs choses (globalement) : la mise en page, le contenu, les hors-séries et les abonnements.
- Pour la mise en page, JV va plutôt en faire une soignée et artistique, souvent sur du papier assez épais (qui assure la qualité, mais est assez cher). JVM, cherchant un lectorat plus jeune, va mettre des grosses images partout, souvent colorées sur du papier journal basique (très peu cher)
- Pour le contenu, cela rejoint la mise en page : comme JV fait de belles images, mais pas trop larges, il y a encore de la place pour du texte, et comme le public est assez "vieux", le texte est construit, et ce ne sont pas que des tests, ce sont aussi des vrais articles, qui parlent de l'actualité, et beaucoup de sujets différents. Pour JVM, comme leur audience ne cherche que les tests des jeux, qui se lit rapidement, il y a très peu de texte, peu développé : les lecteurs, la plupart du temps, ne regardent que la note finale.
- Les hors séries permettent de délimiter un nouveau public : CanardPc (un autre magazine de jeux vidéos), fait des hors séries hardware, ce qui aide les gens aimant l'informatique (cela permet globalement de choisir les bonnes pièces pour monter son pc). JV, comme marqué dans son titre ( Jv- culture jeux vidéos ), va relater l'histoire du jeu vidéo. La rédaction a donc fait un hors série sur l'histoire de la Playstation. JVM, quand à eux, on fait des hors séries spécial 100 meilleurs jeux de l'année (ce qui est totalement subjectif, mais si on ne connait pas bien le jeu vidéo, peut nous donner une idée de notre prochain achat), ou sur les meilleurs jeux pour enfants.
- Enfin, la formule des abonnements est très importante : JV a en ce moment même un formule d'abonnement qui permet, en plus d'avoir le magazine chez nous directement tous les mois, nous permet de disposer de trois mois d'abonnement Gamekult Premium (site internet de jeu vidéo, le premium permettant de voir des articles très intéressants, et pas seulement des tests) et un livre ( sur les jeux vidéos, mais un vrai livre d'environ 250 pages, fait par de vrais auteurs etc... ). JVM va préférer, dans son système d'abonnement, un jeu seul, un "blockbuster", ultra médiatisé, que tout les "casuals gamers (personnes jouant occasionnellement aux jeux vidéos) s'arrache.
Puis les derniers membres de la rédaction arrivèrent. L'ambiance ne fut pas très bonne pendant une trentaine de minutes, mais passé cette demi-heure, l’atmosphère redevint normale. Il faut dire qu’habituellement, comme tous les membres de la rédaction sont amis avant d'être collègues ou patron, tout le monde rigole et il y a vraiment un bon climat.
C'est d'autant plus dur pour Bruno, qui, quand il doit s’énerver, s'emporte aussi avec un ami. Cette fois-ci, il a dû se fâcher car les trois personnes en question avaient oublié de prévenir qu'elles seraient en retard le matin, après un podcast qui s'était fini tard.
Puis, comme à mon habitude, je me remis à ma console et jouai une bonne partie de l'après-midi. Vers la fin de journée, je jouai en ligne avec Corentin, Sylvain et Bruno sur le même jeu. Même si nous ne sommes pas encore très forts, on s'est quand même bien amusés !
Puis je suis rentré chez moi, satisfait de ma journée.
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