Lundi :
C'est le grand jour. Je me lève, excité, mais stressé de découvrir le journalisme dans l'entreprise du nom de Wildfire Media, qui édite JV magazine.
Depuis tout petit, j'aime les jeux vidéos et je lis des magazines spécialisés ; pendant les grandes vacances j'avais travaillé une lettre de candidature ; bien évidemment, quand en août j'appris que, grâce au réseau de ma mère, j'allais faire mon stage de 3e dans mon magazine vidéo-ludique préféré, ma joie fut immense. De tous les journaux de ce domaine sur le marché, c'est, de loin, à mon humble avis, le meilleur que l'on puisse trouver tant au niveau rédactionnel que mise en page.
Enfin bref. J'étais vraiment stressé. C'est avec la boule au ventre que je poussai la porte d'entrée.

Il y a un open space avec huit bureaux (chaque rédacteur a son propre bureau), des chaises, télés, consoles, meubles etc...
Devant moi se tiennent Corentin Lamy et Christophe Butelet. Ils sont tout sourire, ce qui me rassure, car avant de venir, j'avais entendu dire que les stagiaires sont plus une corvée qu'autre chose. Ils me saluent et je les vois peiner à réparer un ordinateur cassé. En esquissant un sourire, Corentin (qui, je vais le comprendre plus tard, et un peu le "clown" de la bande), me dit que c'est tout le temps comme ça à la rédaction... C'est cette petite touche d'humour qui me fit oublier toute mon angoisse.
Je demandai où mettre mes affaires : Corentin m'indiqua le porte-manteau. Christophe m'installa à ma place (la place du stagiaire me dit-on) et je pris tranquillement mon carnet de note.
Puis Sylvain Tastet arriva. L'appréciant énormément (comme je ne connaissais pas encore vraiment les autres rédacteurs, je n'avais pas d'a priori sur le reste de la rédaction ) je mis directement à côté de lui. Je lui posai plein de questions comme par exemple quelles sont les étapes pour la création d'un article. Il me répondit donc qu'il faut compter les signes (les caractères), qu'il faut ensuite que le rédacteur envoie le papier au rédacteur/trice graphiste pour la mise en page. Pour construire une chronique, il faut se documenter en regardant des livres, des articles sur le web ou même des magazines concurrents (pour au moins ne pas avoir le même angle). Dans un article, quand on a plusieurs sujets (ou personnes) à traiter, on peut se permettre de donner des informations moins pointues (il faut penser tant au lecteur averti qu'à celui qui ne connaît peut-être rien au sujet).
Après que Sylvain m'ai expliqué en détail le mécanisme de fabrication, je me tournais vers Corentin, qui lui était en train de discuter par mail avec un éditeur de jeux. Je lui demandai donc comment on procédait pour interviewer des personnes connues : c'est soit par mail, soit par Skype ou soit en vrai (le plus souvent dans des studios francophones, ce qui facilite grandement le déplacement ou même la compréhension). Le problème par mail, c'est que l'on ne peut pas rebondir sur une réponse de son interlocuteur. Et puis si l'individu en face nous cache certaines choses, par mail, nous n'en saurons rien. C'est bien plus facile de repérer quelqu'un qui esquive une question dans la vraie vie ou même par Skype.
Puis est arrivée Sophie Krupa, directrice graphiste. Elle aussi, je lui posai certaines questions. Elle me montra comment faire une mise en page, que certains types d'images sont mieux que d'autres, comment assombrir ou éclairer l'image, enfin tout le travail de "maquette". On parla aussi de différents sujets, mais toujours dans le thème du jeu vidéo, comme par exemple comment ce média a été accueilli par la presse (ou n'importe quelle autre personne), si l'âge déconseillé noté sur les boîtes de jeu valait vraiment quelque chose etc... Ce fut très instructif et c'est toujours intéressant d'avoir le point de vue d'une maman joueuse, qui n'a pas simplement un avis négatif fondé sur des a priori.
Ensuite a débarqué le patron de l'entreprise et directeur de la publication, Bruno Pennes, que j'avais rapidement rencontré pour signer les documents relatifs à mon stage. Je regardai simplement son écran et lui posai quelques questions : il m'expliqua le système du "chemin de fer". Cela consiste tout simplement à suivre la progression de la création du magazine grâce un schéma qui ressemble justement à un chemin de fer. Ce plan sert aussi à savoir qui a fait quoi et ce qu'il reste donc à faire pour chacun.
Enfin est arrivé Kévin Bitterlin, rédacteur. Je n'ai pu échanger avec lui que le second jour, par manque de temps.
Avec Christophe et Bruno, nous sommes allés manger vers 12h30 et nous sommes revenus vers 14h.
Puis, comme je sentais que la rédaction voulait travailler (à cause de l'approche des vacances, ils n'avaient que trois semaines au lieu de quatre habituellement pour fabriquer le magazine), je me mis tranquillement devant la console de jeu et jouai quelques heures.
Puis me retrouvai de nouveau devant l'ordinateur de Sylvain, l'observant, mais ne parlant pas cette fois.
Je suis rentré chez moi vers 19h